Nila cham – exposition indigo à la bibliothèque Forney

Cette très belle exposition s’est tenue à la bibliothèque Forney, à Paris, ce premier semestre 2015. Elle a eu tellement de succès qu’elle a d’ailleurs été pro-rogé.

Je ne le savais pas avant d’aller sur place mais la commissaire d’exposition en était la “grande” (à mes yeux) Catherine Legrand. Celle dont j’ai dévoré à multiples reprises les ouvrages publiés aux Editions La Martinière : Textiles et Vêtements du Monde, et Carnets Textiles. Le dernier, Indigo a l’air sublime également et vous donnera toutes les informations nécessaires si ce thème vous intéresse.

Une grande partie des pièces présentées font partie de sa collection particulière, ou de celles de ses connaissances, également collectionneuses de pièces textiles.

Les photos étaient autorisées et j’avoue je les ai faites autant pour moi, pour garder “trace” de ce que j’apprécie tant dans l’indigo, que pour présenter ici, aux personnes qui n’ont pas eu la chance de voir l’exposition.

Ce que j’ai aimé particulièrement dans cette exposition fut de constater l’universalité de la démarche textile.

Constater, autrement que sur un livre, grâce à des pièces vivantes – et par “vivantes” j’entends qui ont été créées pour être portées – l’universalité de tout ce qui touche au textile. Que ce soit la teinture, à l’indigo ici, la broderie, les points, les appliqués, les appliqués-inversés (en image à la une), en impression, pratiquement tout se retrouve dans chaque continent, et c’est un sentiment indescriptible.

Quelque part je suis “fière” de porter ça à mon tour. Je brode parce que ma grand-mère m’a transmis cet intérêt, parce qu’il fallait aussi bien occuper “la petite” pendant les vacances scolaires. J’ai été heureuse de broder au Laos, en compagnie de femmes qui faisaient de l’appliqué-inversé, avec leurs mères, leurs filles, leurs soeurs, leurs cousines. Quand je crochetais des poïs en Nouvelle-Zélande, et pas qu’une paire, des japonaises me posaient des questions, essayaient. Le textile, vecteur de communication ? J’en suis fortement convaincue. Il n’y a qu’à voir en ce moment le succès des Cafés Couture, les initiatives de Yarn Bombing qui cartonnent etc…

J’ai retrouvé dans cette exposition tout ça, tout ce qui me fait vibrer : la transmission, la broderie, c’est pour ça je pense qu’elle m’a tant tapée au coeur.

Je ne commenterai pas chaque photo. Néanmoins si une photo vous interpelle plus particulièrement, vous pouvez poser une question en commentaire, j’y répondrai avec plaisir. 

Et attendant, à vous, quelle est votre pièce préférée ?

La mienne (les miennes) ce sont le bonnet avec des couleurs très vives, en appliqué-inversé (forcément) et la photo au-dessus dont la confection procède de la même technique, pour toutes les raisons que je vous ai expliquées au-dessus.

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8 thoughts on “Nila cham – exposition indigo à la bibliothèque Forney

  1. Tout à fait en accord avec tous tes propos. Je ressens ce regain d’essor du textile comme une nécessité de nouer ce qui nous unie depuis des siècles autour d’un quotidien vécu. J’aime aussi les “simples” vêtements de travail des ouvriers; les bleus de travail … celui de mon grand-père cheminot, celui du quincailler, ceux des mineurs des vallées des Alpes où j’ai vécu enfant etc… merci à toi de transmettre.

  2. Rho… moi aussi c’est ma mémé qui m’a appris à broder (et à tricoter, et à crocheter) pendant les vacances d’été… je garde un merveilleux souvenir de ces tendres moments d’échange…
    Je ne sais pas dire quelle est ma pièce préférée parmi toutes celles que tu nous montres. Certaines ont visiblement fait l’objet d’énormément de travail très minutieux !
    Par contre, sans hésitation, je peux dire la pièce que je trouve la plus émouvante : c’est la veste de la 6ième photo ! On voit qu’elle a été utilisée jusqu’à l’usure, raccommodée, rapiécée d’abord avec des restes de l’étoffe d’origine puis avec d’autres. On imagine la vie humble de la personne qui l’a portée et reportée, la vie de celle qui l’a réparée sans cesse pour la faire durer… Tout ça à partir d’un simple bout de tissu anonyme !

  3. j’ai adoré aussi, et merci pour les photos complémentaires! car je n’avais pas réussi à capter tout ce que je voulais avec la lumière. IL me semble avoir vu une fois un de ces premiers livres en médiathèque, qui avait l’air super. ça me donne envie de le recherche!
    à bientot!!

  4. Quelle magnifique exposition! Impression d’universalité, de beauté et d’humanité devant ces teintures bleues, ces broderies époustouflantes, ces vêtements émouvants.
    En tant que Rouennaise, le tissu rouennais m’a émue. Mais les tissus japonais aussi, les tissus hongrois, roumains… bref, les tissus du monde entier.
    Par le tissu et ce que l’on peut en faire, je me sens plus que jamais citoyenne du monde (dimension horizontale, épousant le monde entier et dimension verticale, embrassant toutes les époques où l’usage et l’art autour du tissu et de la teinture fourmillent d’une multitude d’idées)
    Bravo pour ces photos magnifiques!

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