Au fil d’une lecture – Léa Stansal

DSC_0050_lightroomLes bibliothèques municipales regorgent de trésors. C’est grâce à celle de mon lieu de domicile que j’ai découvert l’ouvrage de Léa, La trousse à couture. Puis j’ai découvert Carnets cousus et mots brodés, dans lequel je me suis plongée de nombreuses fois. Entre temps je me suis faite offrir le premier et j’ai rencontré au fil de mes cours, de mes promenades réelles ou bloguesques des élèves de Léa.

Et puis là, à l’occasion d’une inscription dans une nouvelle bibliothèque, je suis tombée sur son premier ouvrage : Le monde de Léa, patchwork & broderies, publié chez Aubanel en 2005. Et là quel bonheur de lire ses mots à elle, non pas que je n’apprécie pas ses contes, qui me sont familières. Certaines de ces phrases, j’aurai pu les écrire.

“… Lorsque l’on coud, à la fois concentré sur son ouvrage et absent au monde, la respiration s’apaise, devient régulière, et avec elle notre âme et nos pensées. Les préoccupations s’éloignent, et plus rien ne compte que le point suivant et l’instant présent.”

Alors, vive les défauts, les côtés mal fichus, les fautes, les tâches et tous les adjectifs dévalorisants. J’ai fait cela, ce n’est ni parfait techniquement, ni sublime, mais c’est mon ouvrage unique, un pièce vivante.

Créer un patchwork, c’est faire du mieux que l’on peut, ni plus ni moins“.

Je couds et la fatigue s’efface, la tristesse se dissout. Je suis bien, les heures passent avec bonheur. Chaque personne se consacrant à un travail de ce genre a connu ces moments privilégiés : encore une aiguillée et j’éteins, sinon demain… et la nuit avance.”

Regarder les meilleurs artistes fut  ma meilleure école. .. Attendre et travailler, travailler et attendre ce moment magique “quand il se passe quelque chose. Puis enfin finir par devenir ce que l’on est.

La tradition est mon point d’appui. Enthousiaste, je réalise des pièces “comme dans le temps”, cherchant dans l’ambiance du pasé, et les brode au ruban sur métier avec les gestes éternels. C’est la satisfaction de mettre ses pieds dans de très anciennes pantoufles“.

Cela me touche, car je suis persuadée que l’on se transforme par la création. On prend conscience de qui on est, ce que l’on a à l’intérieur, on commence par s’assumer, assumer ce qu’on créée. Et la création devient un besoin, aussi fondamental que celui de manger.

C’est un besoin qui consume et qui porte.  Haut. 

Ces phrases sont extraites du livre de Léa Stansal, merci de ne pas les citer sans mentionner leur auteur.

Photo personnelle, une petite poupée similaire à celle que j’avais enfant, dont Léa Stansal possède également quelques exemplaires dans sa maison.

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5 thoughts on “Au fil d’une lecture – Léa Stansal

  1. Bonsoir, je passe par hasard sur ton blog, et je vois une poupée qui ressemble à celle que j’avais étant enfant (la mienne est toute décousue, à l’intérieur c’était pas de la mousse comme maintenant, mais une espèce de paille…) voilà c’est tout ce que j’avais à dire, les phrases que tu as citées de Léa Stansal me parlent bien également.

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